• Imprimer

Roy Köhnke

Né en 1990, vit et travaille Clichy.

Découvrez l'artiste : https://roykohnke.com/

Vues d’exposition, Being flesh / A work in progress, rails placo, bâches, 2022, Buropolis, Marseille, France.

© Credits photos : Pierre Girardin

Portrait, 2022, photographie numérique,

© Crédit photos : Salim Santa Lucia

Vues d’exposition Ordained, Horny & Horned, com. Cédric Fauq, galerie Veda, Florence, Italie.

© Crédit photo : Flavio Pescatori

Vue d’exposition, TOI700d, com.Fabien Danesi, Galerie filles du calvaire, Paris, France, 2021.

© Crédit Photo. Salim Santa Lucia

Vues d’exposition, Love Streams, une exposition en duo avec Michaël Harpin, com. Tania Gheerbrant, In.Plano, Saint Denis, France, 2019.

© Photo credit. Salim Santa Lucia

Les œuvres de Roy Köhnke sont des entités techniques vivantes. En tant que sculpteur, il crée des êtres hybrides en fusionnant des caractéristiques animales avec celles du design industriel. Alors que la décomposition de leur chair souligne les formes aérodynamiques de leur corps, ils apparaissent et révèlent un mécanisme complexe basé sur divers éléments matériels et théoriques interconnectés.

Chacun de ses projets explorent les limites du corps en reconnectant ses spécificités physiques et narratives à son environnement tout en le considérant comme une terre en soi. Si l’artiste commence par dessiner ses sculptures, elles se déterminent principalement par la manipulation de la matière comme le plâtre, le feutre de laine ou encore l’élastomère de polyuréthane.

Les œuvres de Roy Köhnke sont chargées d’une énergie qui éveille le trouble et le désir ; comme ses plâtres poncés qui rappelle la douceur irrésistible de la peau. Les corps qu’il sculpte sont des mutations résultantes de notre société insatiable. La série Suspended consumption, par exemple, utilise des câbles Ethernet pour se développer comme les parasites de notre système communicationnel globalisé. Travailler avec les nouvelles technologies d’observation médicale comme l’IRM, se nourrir de cosmogonies comme celle des aborigènes d’Australie qu’il a découvert par ses origines mais aussi, lire Barbara Glowczewski, Graham Harman, Laboria cuboniks et bien d’autre, l’aide à restaurer un corps fragmenté et isolé par le développement et la domination de la science anatomique occidentale. L’artiste s’engage à redéfinir les limites du corps en commençant par ne plus faire de distinction entre les sculptures, les corps et leurs environnements.

Une pratique d’écriture accompagne chacun de ses projets. Mes textes décrivent, peut-être de manière plus incisive, ce processus de réclamation dans leaquel.le est engagé.e cette sculpture/corps/environnement.

HAUT DE PAGE