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Hendrik Elias Gonzalez Nuñez

Né en 1988 au Panama

Vit et travaille à Bagnolet

Diplômé de l’École Nationale Supérieure d’Arts de Cergy

@hendrikegn

Par l’extraction de données issues d’images collectées sur internet, ainsi que de ses propres photographies et notes-vidéos, Hendrik Elias Gonzalez Nuñez s’inspire des formes, des factures, des motifs, des couleurs et des récits sous-jacents de ces images pour créer les siennes. Ces nouvelles images sont des cristallisations d’idées qui lui servent de point de départ pour construire une peinture, bifurquer vers la réalisation d’un dessin, bâtir un volume ou expérimenter à travers les matières textiles, le son et la vidéo.

L’artisanat de sa culture d’origine constitue un des fragments de son imaginaire, et l’une de ses principales sources d’inspiration. Son parcours l’a amené à questionner non seulement son héritage culturel panaméen, mais aussi celui de l’art occidental. Cette rencontre entre différentes influences culturelles façonne son travail artistique, contribuant à créer un métissage culturel où les frontières entre les traditions s’estompent. Il s’inspire de cette diversité culturelle pour affirmer des identités multiples et hybrides, invitant à une réflexion sur la fluidité du temps et de l’espace. Son intention est que les spectateurs et spectatrices fassent un voyage poétique qui transforme leurs regards et leurs perceptions.

Ses compositions textiles « Oiseau » et « Racimo » sont inspirées de l’artisanat du peuple Guna, les « Molas ». Ses pièces sont constituées de multiples couches de tissus et toiles recyclés qu’il a découpées suivant son intuition et qu’il a ensuite assemblées par couture à la machine et à la main. Les assemblages finaux évoquent des formes végétales et organiques qui s’inscrivent aussi dans une série de tableaux en cours, où il se laisse guider par le geste et le souvenir des formes, notamment des pots de plantes et des fleurs.

Son travail plastique l’amène aussi à une recherche sur la notion du futile en tant qu’élément marginal ou d’un entre-deux, métamorphosant ces éléments en une forme d’ornementation. Coquillages, écorces, branches, fleurs séchées, rochers, déchets plastiques, restes de tissus : ces matériaux apparemment insignifiants deviennent des composantes brutes de son exploration artistique. C’est le cas des volumes qu’il appelle « Pilotis », qui font référence aux bases des maisons surélevées situées en bord de mer, de lac ou de cours d’eau ; des constructions entre ciel et terre, suspendues et fragiles. Des surfaces lisses qui, avec le temps, se transforment en support et en écosystèmes.

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