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Répliques imaginaires

Chaque année, le Salon de Montrouge place une nouvelle génération d’artistes sous les projecteurs de l’art contemporain. Parallèlement, un événement satellite portant sur un thème ou un enjeu propre à l’histoire ou au monde de l’art accompagne la propulsion des jeunes artistes sélectionnés. Le 62e Salon de Montrouge sera l’occasion d’accorder une place privilégiée aux pratiques photographiques dans leur diversité, en inscrivant les « Répliques imaginaires » dans la programmation de l’édition 2017 du Mois de la Photo du Grand Paris.

27 avril > 24 mai 2017
Dans Montrouge

Visite du parcours « Répliques Imaginaires »

Samedi 29 avril à 16 h, au Beffroi et parcours dans Montrouge
Gratuit sur réservation par mail

Célébrer la photographie à l’échelle du Grand Paris : voilà qui évoque la question de l’image et de sa diffusion, de sa dispersion et de sa multiplication. Et qu’est-ce donc que le Grand Paris, sinon la mise en réseau d’une capitale et de son environnement proche, son entourage géographique ? Et, plus largement, comment transposer cette relation étroite d’interdépendance et d’autonomie qu’entretiennent Paris et ses banlieues à la question du médium photographique ? Le parti pris engagé a été de remonter le temps et de plonger dans les archives des précédents Salons à la recherche d’artistes pratiquant tous, à leur manière, la photographie. Ainsi, neuf artistes issus des anciennes éditions ont été invités à intervenir dans l’environnement du Beffroi et, plus largement, à l’échelle de la ville, telle une mise en réseau des artistes du Salon et de l’histoire de celui-ci.

En arpentant l’espace urbain proche du Beffroi et le bâtiment lui-même, les artistes invités ont choisi d’investir des espaces particuliers et qui ne renvoient pas aux espaces typiques de présentation de l’art actuel. De l’affiche au panneau publicitaire, des vitres du Beffroi aux porte-drapeaux, en passant par les produits dérivés ou par la communication autour du Salon, ce sont autant de formes qui échappent à une lecture directe pour venir s’infiltrer dans les frontières de l’art, interférer avec le paysage visuel, créer de la présence par glissement…
Ainsi, Pauline Bastard propose une campagne publicitaire d’un genre nouveau, puisque composée de portraits créés de toutes pièces par l’artiste, tandis que Vincent Ceraudo explore l’action chimique d’une drogue sur la révélation de l’image. Clément Cogitore place un chevalier aux portes de la ville, entre figure du conquérant et figure protectrice qui se révèle à la nuit tombée. Roderick Buchanan diffuse des portraits de ses parents aux allures de memento mori sur des supports anodins. Charlotte EL Moussaed s’empare de l’espace d’accueil du Salon, zone intermédiaire de transit où la question du transitoire devient objet et sujet. Aurélien Mole investit les vitres de l’entrée du Beffroi, en s’attaquant à une histoire de la photographie qu’il découpe, modèle et transforme pour créer de nouvelles images. Emeric Lhuisset dresse des drapeaux français d’un genre nouveau sur la place du Beffroi, redéfinissant ainsi les contours de notre identité nationale. Safouane Ben Slama recouvre un mur aveugle de ses images, en prenant pour objet la banlieue parisienne et en rejouant les codes de l’intervention sauvage. Enfin, Laëtitia Badaut Haussmann infiltre le décor même du Salon, en réalisant un drapeau et des tee-shirts pour les équipes qui sont au contact des visiteurs.

Chaque proposition artistique joue ainsi la carte de la discrétion et du détournement pour mettre en exergue notre relation aux images.

Carte des oeuvres

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