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L'exposition 2019

Le mot des directeurs artistiques

Depuis 1955, la Ville de Montrouge organise et finance le Salon de Montrouge. Véritable tremplin pour la jeune création, le Salon de Montrouge a su s’affirmer comme LA manifestation emblématique pour la découverte des artistes dans toutes les disciplines. De grands artistes ont été révélés grâce au Salon de Montrouge. Chaque année se dégagent des lignes de forces, des sujets communs aux artistes, des médiums phares montrant un prisme de l’actualité artistique. Composée de 31 femmes et 20 hommes ainsi qu’un collectif, cette sélection représente 11 nationalités étrangères en plus de la France : l’Algérie, le Brésil, la Chine, Chypre, la Colombie, les Etats-Unis, la Grèce, l’Iran, la Roumanie, le Sénégal et Taïwan. Plus qu’une exposition annuelle au Beffroi, la Ville de Montrouge s’engage auprès des jeunes artistes en leur donnant les moyens de rencontrer le public et d’établir des ponts avec les professionnels, galeristes, critiques d’art, collectionneurs : accompagnement critique, aides à la production, vente aux enchères... Les lauréats participent également à la Biennale itinérante Jeune Création Européenne créée par la Ville de Montrouge en 2000. Au travers des contacts établis avec une dizaine de pays européens partenaires, s’ouvrent à nouveau des opportunités d’échanges, de rencontres, d’ateliers en résidence...

Le Salon de Montrouge, véritable tremplin de promotion des artistes émergents, constitue un événement culturel majeur qui attire de nombreux découvreurs à l’affût de nouveaux talents de l’art contemporain. Ce 64e « millésime » offre l’opportunité d’appréhender l’énergie foisonnante de la création en France. L’exposition révèle à côté des artistes récemment diplômés, venant de l’ensemble du pays, des personnalités d’horizons culturels divers, comme en témoigne la présence de créateurs venus du reste de l’Europe, d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique. Témoin de son temps, le Salon de Montrouge rend compte de l’état de l’art d’aujourd’hui : un monde aux horizons pluriels mais aussi une communauté plus paritaire, où les artistes femmes sont davantage présentes et mieux valorisées. Dans la lignée des années précédentes, nous avons souhaité renouveler le principe de l’exposition collective. Les œuvres sont mises en résonance grâce à une agrégation de projets qui assure une visibilité et une compréhension optimales des travaux, tout en valorisant les différentes approches formelles et conceptuelles. Vincent Le Bourdon, qui signe à nouveau la scénographie, a imaginé une suite d’espaces modulaires, destinés à accueillir chaque projet artistique et répartis en quatre territoires : Ce que nous sommes ensemble et ce que ne sont pas les autres ; Le laboratoire des contre-pouvoirs ; La forme contenue ou le contenu implique ; La réalité rattrapée par le réel. La scénographie crée ainsi des parcours ouverts par l’intermédiaire de percées et de perspectives offrant divers points de vue, plusieurs itinéraires et de nombreux possibles.

De même, nous avons renouvelé notre confiance aux designers graphiques Atelier Baudelaire et GeneralPublic, pour valoriser et consigner la mémoire de cet événement.

Enfin cette année, la photographie est à nouveau mise à l’honneur dans l’espace public de la Ville de Montrouge avec une exposition d’images issues de la commande publique Les Regards du Grand Paris portée par les Ateliers Médicis en coopération avec le Centre national des arts plastiques.

Ami Barak et Marie Gautier, directeurs artistiques du Salon

4 chapitres à découvrir

Ce que nous sommes ensemble et ce que les autres ne sont pas

Les artistes de cette partie s’intéressent à des questions sociales et sociétales, par le prisme sociologique et anthropologique mais aussi historique et fictionnel. Ils interrogent les notions de groupe, de vivre en communauté ainsi que celles de minorité et/ou de diversité. Il est ici question d’explorer ce qui relève de l’humain, de ses identités - individuelle, collective, rêvée ou fantasmée, conditionnée ou stigmatisée -, de ses comportements et de son existence. Acteurs ou témoins, ils rendent compte des interactions à l’œuvre et des codes qui définissent nos relations dans le monde contemporain.


Les artistes :

Le laboratoire des contre-pouvoirs

Les artistes de cette partie sont des expérimentateurs. Ils testent, accommodent, fabriquent par assemblage. Ils poussent toujours plus loin les limites du faisable. Leur atelier est un laboratoire où tout peut devenir sujet à expérience. Les matières s’accumulent, se modifient, suintent, migrent d’un support à l’autre. Ils créent des machines célibataires, questionnent les notions de finalité, détournent les objets du quotidien pour leur donner un nouvel élan. Certains endossent la figure du vieux sage ou du conteur et nous invitent à expérimenter le monde, à le déconstruire et le parfaire. Ici tout s’invente, tout se permute, tout se transforme

Les artistes :

La forme contenue ou le contenu impliqué

L’un des buts recherchés de la création est la conception de nouvelles formes. De tout temps, les artistes ont adopté des techniques actuelles, dans une quête perpétuelle afin d’enrichir le vocabulaire existant. Celle-ci génère des potentialités formelles inédites. Entre tradition et innovation, les artistes demeurent chercheurs dans leur propre champ. Ils questionnent les matières, renouvellent, recyclent et expérimentent. L’art se ressource ainsi et propose une constante régénération des partis pris formels et conceptuels.

Les artistes :

La réalité rattrapée par le réel

Les artistes réunis dans ce chapitre s’intéressent au réel. Certains puisent dans le répertoire d’éléments issus du quotidien, qu’ils fantasment, détournent et transforment. D’autres prélèvent des souvenirs ou des échantillons d’une géographie imaginaire. Ils donnent à voir les contours du réel par l’intermédiaire du documentaire, de la satire ou du rêve. Mais les limites qui en découlent ne sont pas nécessairement celles de notre planète, l’espace deviendrait ainsi la projection d’un réel, objet d'étude et d'observation, extensible au-delà du quotidien. Et là où tout s’observe, se raconte et se détourne, devient tangible.

Les artistes :

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