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Edito

Depuis plus d’un demi-siècle, au printemps, Montrouge a rendez-vous avec l’art contemporain.

Le Salon de Montrouge fait désormais partie de l’identité de notre commune, et il est devenu le symbole de son esprit fertile, de sa volonté d’ouverture et de sa modernité. Forts de cette réussite, nous souhaitons aller encore plus loin, pour que l’art contemporain se décline dans notre ville, sur ses places, ses murs, dans ses rues… Ainsi mis en scène et en valeur, les artistes et leurs oeuvres seront vus, discutés, commentés et en permanence associés à l’image de Montrouge. C’est pourquoi nous soutenons l’initiative prise par quelques passionnés d’art contemporain de créer un fonds de dotation territorial, dédié au soutien à la création contemporaine à Montrouge. Ce fonds, baptisé « Montrouge – Art contemporain », s’adresse à tous les mécènes désireux de soutenir les projets artistiques imaginés pour la Ville ou portés par elle.

La 63e édition de ce Salon s’inscrit dans cette volonté de présenter la diversité de la création émergente. De douze nationalités différentes, les cinquante-deux artistes sélectionnés voient leurs oeuvres exposées en chapitres, pour donner aux visiteurs de meilleures clés de lecture. Pour l’événement satellite, les commissaires ont choisi cette fois-ci d’interroger la pratique de la performance, medium de plus en plus présent chez les jeunes artistes. Aussi ont-ils invité la curatrice Vittoria Matarrese, programmatrice du festival Do Disturb au Palais de Tokyo, pour réaliser une soirée spéciale consacrée à la performance.

Parmi les nouveaux partenaires en 2018, nous saluons le Centre d’art contemporain Chanot de Clamart, qui accueillera un projet du lauréat du Prix des Hauts-de-Seine, les Ateliers Médicis qui offriront à un artiste une résidence de recherche accompagnée d’une bourse, l’association Orange Rouge qui offrira à un artiste l’opportunité d’une nouvelle production dans le cadre d’ateliers avec un groupe de collégiens franciliens.

Pour leur fidélité, nous tenons également à remercier les partenaires que sont le Palais de Tokyo, l’ADAGP, la BNF, Moly-Sabata / Fondation Albert Gleizes, l’association Françoise pour l’oeuvre contemporaine en société, le Quotidien de l’Art, Géant des Beaux-Arts, ainsi que le Ministère de la Culture, le Conseil régional d’Île-de-France et le Département des Hauts de Seine.

Merci à Ami Barak et Marie Gautier, le duo de directeurs artistiques, pour leur professionnalisme aux manettes de l’événement pour la troisième année consécutive. Profitez de cette nouvelle édition du Salon de Montrouge, la ville du Grand Paris où s’épanouit l’art contemporain et se révèlent les talents de demain.

Étienne Lengereau Maire de Montrouge
Gabrielle Fleury Maire-Adjoint déléguée à la Culture et à l’Événementiel

61, 62, 63, à vos marques, prêts, partez !

Pour cette 3e année, et ce 63e Salon, c’est une fois de plus la jeune création qui est mise à l’honneur pendant un mois, au Beffroi de Montrouge.
Événement majeur pour les jeunes artistes, mais aussi pour les amateurs comme pour les spécialistes à l’affût de surprises et de découvertes, ce 63e Salon est à nouveau l’occasion de venir observer la foisonnante émulation de la création actuelle en France. On trouve, dans ce nouveau millésime, des artistes de France et de Navarre, pour beaucoup jeunes diplômés, mais aussi des artistes d’horizons culturels plus variés, comme en témoigne la présence importante d’artistes venus d’Iran, de Mongolie, du Congo, de Belgique, d’Arménie, de Russie, d’Espagne, des Pays-Bas… Ainsi les 52 artistes sélectionnés en 2018 représentent 12 nationalités différentes, preuve s’il en est de la réputation et de l’intérêt croissant qu’incarne le Salon de Montrouge aux yeux de la scène artistique émergente en France et à l’étranger.

Témoin de son temps, le Salon de Montrouge est l’expression du contexte dans lequel il s’inscrit : la plupart des artistes du Salon sont jeunes, sortis de l’école depuis peu, en pleine recherche et en phase de mutation ou de transition.
Et le Salon les accompagne vers la reconnaissance, grâce à un comité de sélection composé de professionnels aguerris du monde de l’art, qui expriment chaque année des partis pris d’exigence et de rigueur ; il est aussi l’occasion de les accompagner dans leurs démarches artistiques en les aidant à produire de nouvelles oeuvres. C’est un appui qu’il nous a semblé nécessaire de renforcer, parce qu’il est important de suivre les artistes de demain dans la réalisation de nouvelles productions, qu’il s’agisse d’oeuvres envisagées depuis longtemps, ou bien de créations pensées pour le Salon et développées dans le contexte de ce dernier. C’est en affirmant ce soutien et par l’intermédiaire d’aides financières mises en place avec de précieux partenaires que sont l’ADAGP et l’association Françoise, que nous pouvons donner cette nouvelle orientation au Salon.
Le Salon est un événement reconnu tant par la critique que par le public qui le suit avec fidélité. Nous souhaitons qu’il devienne, au-delà d’une plateforme de lancement, un tremplin pour un véritable développement.

Dans la lignée des deux années précédentes, nous nous sommes entourés d’une équipe artistique pour concevoir ce projet d’envergure. Le scénographe, Vincent Le Bourdon propose, cette année encore, une véritable topographie de la création actuelle, avec des espaces modulaires déclinés pour intégrer chaque projet artistique. Conçue comme un jardin à la Française, la scénographie s’organise autour de deux allées latérales, reliées par des perpendiculaires qui ouvrent sur les quatre chapitres mis en place cette année (Avec ou contre nature, La boîte à outils, Le futur du passé, Pop Team Epic), comme autant de bosquets aux détours de chemins.
Tout en jouant le rôle de guide, elle autorise les parcours libres générés par des percées qui offrent plusieurs itinéraires possibles. La répartition en sections, en quatre thématiques ouvertes, propose au spectateur davantage d’éléments de compréhension et d’orientation, et atteste des préoccupations artistiques à l’oeuvre chez les 52 créateurs sélectionnés.

Aussi, nous avons renouvelé notre confiance en Camille Baudelaire, qui s’est associée cette année à GeneralPublic, pour consigner la mémoire de cet événement, à travers une véritable recherche graphique, une identité visuelle forte et un catalogue élaboré.

Enfin, deux événements dédiés à la performance permettront au public d’expérimenter le souffle innovant de la jeune création en direct. Durant tout une après-midi, le dimanche 6 mai, carte blanche est donnée aux artistes du Salon. Lors de notre soirée satellite 6.03 (sixzérotrois), le jeudi 17 mai (de 18h à 00h03), des performances sont proposées, en collaboration avec le Palais de Tokyo : 6 heures et 3 minutes de performances et DJ sets, organisées par Vittoria Matarrese, responsable de la programmation culturelle et des projets spéciaux au Palais de Tokyo.

Ami Barak & Marie Gautier
Directeurs artistiques

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