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Thomas Guillemet

Né à Paris en 1989, vit et travaille à Auvers-sur-Oise.

Thomas Guillemet, Il est urgent que le progrès programme, 2019, Techniques mixtes, Dimensions variables, En collaboration avec Laurent Lacotte / ©Salim Santa Lucia

Thomas Guillemet, Transmachinisme (tesla select skin), 2018, Techniques mixtes, Dimensions variables, ©Dylan Dasilva, Pierre-Ange Aznar / ©Yoan Rihouay

Thomas Guillemet, Bodyfail, 2018, Techniques mixtes, Dimensions variables, En collaboration Jean-Marc Matos (Chorégraphe) et Clément Barbisan Programmeur

Thomas Guillemet, Malware Captcha, 2018, Techniques, Dimensions variables ©Yoan Rihouay

Je collabore régulièrement avec des artistes, mais aussi des scientifiques et des ingénieurs. Ensemble, nous tentons de parler la même langue, d’amorcer des dialogues avec la machine et de voir à travers ses yeux. Mon approche ne consiste pas à ouvrir la boite noire d’une machine mais à m’engager avec elle comme avec une personne voire un être aimé. Si elle est communément le réceptacle de fantasmes et d’anxiétés, je cherche, pour ma part, à l’anthropomorphiser. Je me place donc du côté du trans-machinisme (l’augmentation de la machine par l’homme) et à rebours du trans-humanisme. Je cherche à court-circuiter et dépasser les systèmes figés mis en place par les ingénieurs. Pour cela, j’applique l’idée de désordre à l’architecture pragmatique et rigoureuse des machines en créant des situations troublantes que j’appelle « dys_affordances ». « Dys » signifie « désordre » et « affordance » se réfère à la capacité d’un objet à suggérer son mode d’utilisation. Propos recueillis par Julie Ackermann.

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